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Le CAC 40 va-t-il encore monter en 2024 ?

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Le CAC 40, l’indice phare de la Bourse de Paris, a terminé l’année 2023 sur une note historique, en franchissant pour la première fois le seuil des 8 000 points. Après une hausse de 16,5 % en 2023, le CAC 40 peut-il encore grimper en 2024 ? Quels sont les facteurs qui pourraient soutenir ou freiner sa progression ? Quelles sont les thématiques et les secteurs à privilégier pour investir sur le marché français ? Nous allons tenter de répondre à ces questions en nous appuyant sur les analyses de plusieurs experts et gérants.

Les raisons de la performance du CAC 40 en 2023

Plusieurs éléments ont contribué à la forte hausse du CAC 40 en 2023, tant sur le plan macroéconomique que microéconomique.

  • Sur le plan macroéconomique, la baisse de l’inflation a été un facteur clé. Après avoir atteint des niveaux records en 2022, l’inflation a commencé à se replier en 2023, passant de 3,2 % en janvier à 2,1 % en décembre en zone euro. Cette désinflation a apaisé les craintes des investisseurs quant à un ralentissement de la croissance économique et à un resserrement monétaire trop brutal de la part des banques centrales.
  • La perspective d’une baisse des taux d’intérêt a également été favorable aux marchés actions. Les banques centrales, qui avaient relevé leurs taux directeurs en 2022 pour lutter contre l’inflation, ont commencé à signaler qu’elles pourraient les réduire en 2024, en fonction de l’évolution de la situation sanitaire et économique. La Réserve fédérale américaine (Fed) a ainsi annoncé en décembre qu’elle envisageait de baisser ses taux trois fois en 2024, contre deux fois anticipées auparavant. La Banque centrale européenne (BCE) a quant à elle maintenu sa politique accommodante, en prolongeant son programme d’achats d’urgence face à la pandémie (PEPP) jusqu’à fin mars 2024.
  • La baisse des taux d’intérêt, ou la perspective d’une baisse, rend l’épargne et les placements sans risque moins attractifs par rapport aux actions, qui offrent un rendement potentiel plus élevé. C’est donc un coup de projecteur sur les marchés boursiers, qui a incité les investisseurs à se tourner vers les valeurs les plus dynamiques et les plus rentables, comme le CAC 40.
  • Sur le plan microéconomique, les entreprises du CAC 40 ont affiché de solides résultats en 2023, malgré la crise sanitaire et les tensions géopolitiques. Le bénéfice net cumulé des sociétés du CAC 40 a augmenté de 12 % en 2023, pour atteindre 115 milliards d’euros, selon les estimations du cabinet EY. Les secteurs les plus performants ont été ceux de la technologie, de la santé, de l’industrie et de la consommation. Les entreprises du CAC 40 ont également récompensé leurs actionnaires, en augmentant leurs dividendes de 9 % en moyenne en 2023.
  • Enfin, le CAC 40 a bénéficié d’un effet momentum, c’est-à-dire d’une dynamique haussière auto-entretenue, qui a attiré de nouveaux investisseurs. Le CAC 40 a en effet connu un début d’année 2023 particulièrement favorable, avec une hausse de 9,4 % en janvier, soit la meilleure performance mensuelle depuis avril 2009. Cette forte progression a été le point de départ d’un rally de fin d’année, qui a permis au CAC 40 de battre plusieurs records historiques en décembre, en dépassant successivement les seuils des 7 500, 7 600, 7 700, 7 800 et 8 000 points.

Les facteurs clés pour 2024

Après une année 2023 exceptionnelle, le CAC 40 peut-il encore monter en 2024 ? La réponse n’est pas évidente, car il existe de nombreux facteurs d’incertitude et de risque qui pourraient peser sur la tendance du marché. Voici les principaux éléments à surveiller pour 2024 :

  • L’évolution de la pandémie de Covid-19 et de ses variants. La situation sanitaire reste préoccupante, avec l’apparition du variant Omicron, qui se révèle plus contagieux que les précédents. Si ce variant entraîne une nouvelle vague de contaminations et de restrictions, il pourrait affecter la reprise économique et la confiance des consommateurs et des investisseurs. Il faudra donc suivre de près l’efficacité des vaccins et des traitements contre le Covid-19, ainsi que la capacité des pays à faire face à la crise sanitaire.
  • La politique monétaire des banques centrales. Les banques centrales vont devoir trouver le bon équilibre entre le soutien à l’économie et la maîtrise de l’inflation. Si elles baissent trop vite ou trop fort leurs taux d’intérêt, elles pourraient relancer les pressions inflationnistes et déstabiliser les marchés obligataires. Si elles les maintiennent trop haut ou trop longtemps, elles pourraient freiner la croissance et la demande. Il faudra donc être attentif aux signaux et aux communications des banques centrales, notamment de la Fed et de la BCE, qui ont une influence majeure sur les marchés financiers.
  • La situation géopolitique et les élections. L’année 2024 sera marquée par plusieurs événements politiques importants, qui pourraient avoir un impact sur les marchés. Parmi eux, citons les élections législatives en Allemagne, en Italie et en Espagne, les élections présidentielles en France, en Russie et au Brésil, ou encore les tensions entre les Etats-Unis et la Chine sur les questions commerciales, technologiques et stratégiques. Ces événements pourraient créer de la volatilité et de l’incertitude sur les marchés, en fonction des résultats et des réactions des acteurs politiques.
  • La valorisation des marchés. Le CAC 40 affiche actuellement une valorisation élevée, avec un ratio cours/bénéfice (PER) de 19,6, contre une moyenne historique de 15,5. Cela signifie que les investisseurs sont prêts à payer cher pour acquérir les actions du CAC 40, en anticipant une forte croissance des bénéfices des entreprises. Mais cette valorisation peut aussi être perçue comme excessive, voire spéculative, si les bénéfices ne sont pas au rendez-vous ou si les attentes sont déçues. Il faudra donc suivre de près l’évolution des résultats des entreprises du CAC 40 en 2024, ainsi que les révisions à la hausse ou à la baisse des prévisions des analystes.

Les thématiques et les secteurs à privilégier pour 2024

Malgré les incertitudes et les risques, le CAC 40 garde du potentiel pour 2024, selon plusieurs experts et gérants. Certains anticipent même que l’indice pourrait atteindre les 9 000 points en fin d’année, soit une hausse de 12 % par rapport au niveau actuel. Pour profiter de cette opportunité, il faudra toutefois être sélectif et privilégier les thématiques et les secteurs les plus porteurs. Voici quelques pistes à explorer pour investir sur le marché français en 2024 :

  • La transition écologique. C’est l’un des grands enjeux de notre époque, qui va mobiliser des investissements massifs et créer de nouvelles opportunités de croissance. Les entreprises qui s’engagent dans la réduction de leur empreinte carbone, le développement des énergies renouvelables, l’efficacité énergétique, la mobilité verte, l’économie circulaire ou encore la finance durable pourront bénéficier de la demande croissante des consommateurs et des investisseurs pour des produits et des services respectueux de l’environnement. Parmi les valeurs du CAC 40 qui se distinguent sur cette thématique, on peut citer TotalEnergies, qui se transforme en un acteur majeur des énergies renouvelables, Schneider Electric, qui propose des solutions d’efficacité énergétique, ou encore Veolia, qui est leader mondial de la gestion de l’eau et des déchets.

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